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Changement des mécaniques d’un ukulélé

Les boutons des mecaniques du ukulélé de ma Lovely Roadie sont devenus poisseux et collants. Sans doute une sorte de dégradation du plastique. J’ai essayé diverses astuces trouvées sur le net, mais rien n’a fonctionné. Je soupçonne une réaction chimique avec la housse, mais sans certitude.

Par ailleurs, le préampli a besoin d’une petite vérification et c’est l’occasion de mettre des meilleures/nouvelles cordes. Pour ceux que ça intéresse c’est un Ortega RU5CE. Je trouvais que c’était un joli modèle avec son petit motif gravé et sa taille concert, un peu plus petit que mon ténor, le Lanikai S-TEQ.

Par principe, je ne touche ni à la colle, ni au vernis. Ca c’est un truc pour les pros. Là, c’est des vis dans du bois, je peux gérer. Pour le reste, ce sera toujours direction le luthier.

Première étape, retirer les cordes

On se détend et on coupe … 

Retirer les cordes avant de changer les mécaniques

Retirer les cordes avant de changer les mécaniques

Vérification avant remplacement des mécaniques

Avant toutes choses, vérifier que les mécaniques de remplacement ont la bonne dimension. Elles sont légèrement différentes, mais m’ont l’air plus qualitatives que celles de première monte. C’est plutôt une bonne nouvelle.

Vérification des mécaniques

Le préampli

Je voulais simplement le réaligner dans son emplacement et changer les piles. Rien de bien compliqué en soi. Je n’ai pas testé l’amplification, mais l’accordeur fonctionne. Pour l’amplification on verra plus tard, mais il y a peu de raisons pour qu’il ne fonctionne plus, toutes les soudures ont l’air ok. J’avais peur que les piles coulent, mais elles étaient encore en bon état, bien que déchargées.

Vérification du préampli

Vérification du préampli

Un petit nettoyage s’imposait avant de remettre les cordes.

Nettoyage

Nettoyage

C’est bien plus beau comme ça, le bois me fait meilleure impression.

Et enfin, des nouvelles cordes … c’est la fête.

Je ne suis pas fan des cordes nylon, elles mettent des heures à tenir l’accord, mais quand il faut, il faut. Je n’ai pas trop chipoté pour le nouage des cordes au chevalet, certains les repassent les unes dans les autres, j’ai décidé de ne pas le faire pour aller au plus simple. Ce sont des cordes Aquila New Nylgut regular en high-G. Les nouvelles mécaniques sont un peu dures, il faut le temps qu’elles se rodent, je ne vais pas leur donner plus de jeu, cela pourrait accélère leur usure.

Cordes neuves pour nouvelles mécaniques

Cordes neuves pour nouvelles mécaniques

Et voilà le travail … les mécaniques sont au top maintenant. Et avec les nouvelles cordes ça sonne.

Reprise des cours de guitare

Ca fait un moment que j’y songe. Mais le Covid et son lot de restrictions et de confinements est passé par là. Mais vu qu’on semble enfin sortir la tête de l’eau, je relance l’idée. Mes références ? Ancien élève de Jacques Stotzem, j’ai donné des cours à domicile pendant quelques années et j’ai été prof de fingerpicking niveau 3 et 4 au CC Dison.

Quoi ?

Des cours particuliers ou en petit groupe, idéalement maximum 3 de niveau comparable.
Entre 45 minutes et une heure de cours (on est pas sur 5 minutes, mais j’ai constaté qu’une heure c’était souvent juste un peu trop long pour la concentration de mes élèves).
Le premier cours est une prise de contact qui est offert.

Pour les conditions financières, on est entre 15 (en groupe) et 25 euros max en fonction du niveau. Un tarif dégressif est appliqué pour les cours payés d’avance par lots de 10 (et comme ça on s’embête pas avec la monnaie). A discuter.

Quand ?

En fonction de la demande, le mercredi, jeudi ou dimanche, en début de soirée, horaires à convenir. 

Où ?

Hony (proche d’Esneux), parking facile, accessible en train ou en bus (mais après il faut marcher un peu).

Pour les débutants

Cours niveau débutants

  • définir la position de l’instrument 
  • définir le placement des mains et des doigts
  • lecture des grilles d’accord et des tablatures simples
  • mettre en place des fondations technique solides pour la main droite et la gauche
  • parcourir quelques notions pour comprendre l’articulation des accords sur la guitare et le lien avec une interprétation fluide et sans effort

pour ceux qui souhaitent se lancer dans le picking après la maîtrise des accords de base :

  • mettre en place une compréhension de la technique du picking (ou de l’accompagnement) et de ses spécificités
  • parcourir un éventail de styles des styles fondateurs (ragtime blues) aux plus contemporains (fingerstyle)

Pour le niveau intermédiaire

cours niveau intermédiaire

Aborder des pièces dont la longueur et la qualité permettent de :

  • soulever la question de l’interprétation et de l’intention musicale.
  • aborder un peu de théorie sur base des exemples concrets présents dans les morceaux pour redéfinir et comprendre quelques fondamentaux de la pratique de l’instrument.
  • apprendre à créer, contrôler et projeter le son de l’instrument pour soutenir l’intention musicale et créer une dynamique.
  • appréhender la technique, non comme une fin en soi, mais comme unmoyen de parvenir aux objectifs mentionnés ci-dessus.

Pour les avancés 

Ben, là c’est à la carte. Souvent une partie du travail consiste à corriger des mauvaises habitudes et à travailler divers morceaux pour une interprétation musicale de qualité et se constituer un répertoire. 

cours avancé réveille le (tig’ qui est en toi)

Si vous êtes intéressés, envoyez moi un mail ou laissez-moi un message sur ma page Facebook.

Règles Covid pendant les cours

Désolé d’aborder le sujet, mais autant clarifier les choses.

On dit “le” Covid. (ou alors je dis “la” weekend).
Je suis vacciné, mais on évitera de se coller, sauf si affinités.
Le vaccin n’est pas contagieux (et la 5G capte mal dans le studio de toute façon).
Si vous êtes positifs ou malade, on fera une pause, comme pour la grippe ou une gastro.
Il y a du gel à disposition pour ceux qui le souhaitent (du gel désinfectant, à quoi pensiez vous ?).
Le port du masque est possible pour ceux qui le souhaitent (moyennant un supplément de … nan, je blague).
Le local sera aéré entre les cours (mais ça je le faisais déjà avant parce que les élèves suent).

Podcast : faire le grand saut … dans l’eau froide

Voilà après avoir acheté le matériel et longuement disserté sur le fait de réaliser un genre de podcast, j’ai franchi le pas avec un premier épisode. Je vous invite à le découvrir ici :

J’ai fait le grand saut dans l’eau froide … et je vous livre mes impressions à chaud. Finalement, ce n’est pas si difficile de parler face caméra. Et j’avais une assez bonne idée de ce que je comptais raconter. 

J’ai quand même un peu reculé avant de sauter en ne passant pas en vrai “live” parce que je voulais valider une série de choix techniques. Notamment l’installation, l’image, le son et les changements de scènes avec l’iPad. 

Les retours, quels retours ?

Evidemment, il s’agit d’un processus qui va s’améliorer au fil du temps, au gré des commentaires. J’ai déjà un petit regret de ne pas avoir fait deux épisodes de ce podcast, un premier pour parler de “Contes & Guitare” avec Rumelin et un second pour évoquer les aspects techniques. Mélanger les deux dans un seul épisode est peut-être un peu confus. J’ai eu quelques commentaires encourageants. Evidemment il s’agit d’un sujet de niche, je ne m’attends pas à une explosion soudaine.

N’hésitez pas à me faire des retours également, en commentaire ou via ma page Facebook ou mon compte Twitter.

Mais ! Le podcast, pour qui et où ?

On ne va pas tirer de conclusions trop hâtives après un épisode. Mais je constate que Facebook garde la sale manie (ou le modèle économique, selon les points de vue) de réduire artificiellement la visibilité de contenus qu’il estime monnayable.

Comparé à d’autres contenus sur ma page, l’exposition est extrêmement faible. Alors qu’il s’agit d’un format jugé “idéal” pour un artiste pour toucher le public. Le but est évidemment d’inciter à payer pour la visibilité manquante. C’est le jeu.

Mais quand on n’est pas derrière un compte qui monnaye son contenu ou vend des produits directs ou dérivés, le jeu a parfois un goût un peu amer. Je peux flatter mon ego un peu en mettant quelques euros pour avoir des vues, mais combien vaut mon ego ? Je l’ai déjà fait par le passé, pour explorer le processus et ses résultats. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça fonctionne très bien.

A moi d’explorer d’autres plateformes dédiés à ce type de formats style podcast ou streaming live, comme Twitch, par exemple. Je peux également multistreamer sur plusieurs plateformes. Mais avant, je vais encore travailler la forme et le fond. 

Mais cette fois-ci, je me fixe une date de sortie pour ne plus attendre six mois !

Au potager avec mon vieux pote Rumelin

J’ai rendez-vous au potager avec mon vieux, mais néanmoins fringuant pote Rumelin, pour un bon “Contes & Guitare“. J’aime beaucoup cette formule parce qu’elle est sans cesse renouvellée et n’existe que dans le moment présent de la création. Rumelin au fil des animations et des balades contées est un habitué du fascinant petit monde liégeois des asbl qui tissent le lien social au sein des quartiers autour d’un jardin, d’un potager ou d’un petit théatre. Ce soir, le rendez-vous est donné au jardin partagé et potager communautaire de Saint-Nicolas.

Avec Rumelin, nous avons usé nos fonds de culotte dans la même école. Je faisais l’andouille et c’est lui qui était puni. C’est dire si on se connaît bien. Cette complicité n’est pas étrangère au fait que nos spectacles sont une sorte de désordre maitrisé. Tandis qu’il conte avec des mots, je peins avec avec des notes. Cette alternance donne de l’air à la soirée contée qui se construit en avançant. Nous tissons un fil d’Ariane entre mots et musique. 

C’était un petit jardin …

Le fond du jardin est joli et accueillant. Jean, jardinier-électricien nous installe un joli petit décor. Ca s’enguirlande et ça lampionne sous le regard impassible des poules. Je pose mes instruments sous le petit porche d’accès au poulailler. Dommage que ma roadie n’est pas là pour prendre des photos. Je devrai me contenter de quelques images décevantes prises avec mon téléphone. 

La scène au fond du potager

La scène au fond du potager

Après avoir découvert que mon ampli entrait pile poil dans un de mes flight-case, j’ai décide de l’emporter. Ca me fera une surface stable pour déposer l’ampli ou au pire pour m’asseoir. Excellente idée au final, malgré le poids supplémentaire.

J’ai également emporté mon micro-casque, pour ne pas m’encombrer d’un pied de micro, forcément instable dans l’herbe. Je l’avais acheté et m’en étais peu servi jusque là, mais je l’ai retrouvé pour les répétitions des derniers jours. Dans une formule alternant contes et musique, j’aurai le temps de changer d’instrument et de mettre ou de retirer le micro.

Bonsoir cher public, vous m’avez manqué

Le public arrive peu à peu et s’installe dans le jardinet. Il y a un bon petit gobelet de soupe du potager en guise de bienvenue pour tous. Tout le monde se connait et l’ambiance est rafraichissante. Les derniers mois les contacts sociaux m’ont manqué. Je me sens comme un cheval qu’on sort de son box après l’hiver pour le remettre au pré. J’aurais presque envie de me rouler dans l’herbe. Ca fait du bien de voir des gens s’ébrouer en liberté.

La veille au soir, j’ai eu un instant de panique. Plus de cordes neuves ! Avec les répétitions, les cordes étaient un peu limite-limite pour jouer, surtout amplifié. Et vu que les concerts se sont raréfiés, j’ai perdu de vue l’état de mon stock. Heureusement, il me restait un jeu oublié dans ma trousse de premiers secours, la bien nommée, celle qui sauve la vie. Tout est bien qui finit bien, je chausse ma guitare de neuf. Par contre, je n’ai pas intérêt à péter une corde, mais c’est un événement improbable vu le soin que j’apporte quand je les mets en place.

Au fil de la soirée, les contes se sont calqués sur les demandes du public. Pour le programme musical, j’ai fait des aller-retour entre mon répertoire de compos à la guitare et des chansons au ukulele, en augmentant la participation chantante du public au fil de la soirée. Petit moment de plaisir perso, j’ai pu jouer “Entre chien et loup” en plein air au crépuscule. Pile au moment où on passait du conteur de jour au conteur de nuit.

C’est aussi le moment où les moustiques s’invitent à la fête. Je n’ai subi aucune piqure mais j’en ai avalé deux ou trois en chantant, ça me fera des protéines. Et j’en ai sniffé un par le nez aussi. Le plus dur était de ne pas en rire, parce qu’après j’aurais dû expliquer les raisons peu glamour de mon hilarité.

J’ai vraiment passé un bon moment, le public semble content. Vivement la prochaine.