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L’onglet de pouce, ce qu’il faut savoir

En Picking, le “Thumb Picking” consiste à jouer avec le pouce de la main de l’artiste une basse régulière sur les trois cordes graves de la guitare. Les autres doigts, l’index (i), le majeur (m) et l’annulaire (a) sont utilisés pour jouer des rythmes et des mélodies sur les cordes aigues. Il n’est absolument pas obligatoire d’utiliser un onglet de pouce pour cela. Il donne un son caractéristique, et permet une syncope qui joue sur la dynamique de l’attaque pour les traits de solo.

Main droite et onglet de pouce

Main droite et onglets

Pourquoi utiliser un onglet de pouce ?

Pour être en accord avec le style de musique que vous faites. En accord du point de vue technique d’une part et sonore d’autre part. Vous pouvez jouer tout aux doigts (naturel), tout aux ongles (naturel), tout aux onglets ou un mélange. Mais si vous jouez avec des onglets aux doigts, le son sera plus équilibré si vous jouez aussi avec un onglet de pouce. Si vous jouez amplifié, ça évitera à vos basses de sonner comme de la soupe à côté de votre mélodie. Une belle basse qui claque, rien de tel pour passer le mur du son.

L’onglet de pouce stabilise un peu le poignet et permet d’uniformiser votre jeu.  Pour certaines techniques, l’onglet de pouce permet vitesse et précision.

C’est difficile et déroutant !

Oui, mais si vous décidez de jouer avec un onglet de pouce, mettez-le et ne l’enlevez plus jamais. En deux ou trois semaines ca deviendra plus naturel. Si vous jouez 2 morceaux avec, puis 3 sans, puis une répétition sans, puis une autre avec, vous n’apprendrez jamais. Ce qui ne signifie pas que vous devez jouer tous vos morceaux avec. Pour certains morceaux le son sera peut-être meilleur sans.

Commencez par vous échauffer, c’est bon pour la main gauche et pour la droite. Les gammes chromatiques ou les “spider legs” permettront de travailler la mémoire de vos muscles pour toucher la bonne corde.

Les erreurs

L’onglet de pouce se place dans la zone entre la fin de l’ongle et l’articulation du pouce. Vu d’en haut, il ne doit pas dépasser de plus de 6-7 mm. Il ne doit pas tourner autour du pouce quand on appuie sur la partie qui dépasse. Au besoin, trempez-le dans l’eau chaude ou passez le au sèche cheveux pour le resserrer (ou l’élargir, si il fait mal).

Celui-ci dépasse trop (à mon goût). Ce sera difficile de ne pas attraper d’autres cordes en jouant.

Celui-ci a les bonnes proportions.

Il ne doit pas gêner le mouvement de votre pouce. L’onglet de pouce s’utilise avec sa surface d’appui (quasi) perpendiculaire aux cordes. Le pouce est presque parallèle aux cordes, pousse la corde vers le bas, et la corde glisse et franchit la pointe de l’onglet de pouce pour retrouver sa place. On ne crochète pas la corde par l’intérieur en pivotant le poignet (cela produit un “slap” désagréable, mais parfois recherché). 

Il existe de nombreux modèles d’onglets de pouce, plus ou moins longs, plus ou moins durs. 

Onglet de pouce

Onglet de pouce

Pour ma part j’aime les onglets de pouce un peu souples, proche de la texture d’un ongle. Si vous jouez sur des cordes dures, cela se ressentira moins. Le Herco bleu (et ses copies) est un classique. En plus dur, j’aime bien le National. Le Golden Gate blanc est top pour jouer sur mon Dobro. Le Dunlop est un modèle courant que j’ai tendance à raccourci à la lime et au papier émeri.

Mais il n’est absolument pas obligatoire d’utiliser un onglet de pouce (je l’ai déjà dit ?).

Rolls MX22s Minimix, happy new gear

Vu que j’ai décidé de me passer de PC pour m’enregistrer, je rencontre divers (tout) petits soucis. Comme celui tout bête d’avoir un click/métronome dans mon casque. L’autre jour, l’idée m’est venue d’utiliser une mini-mixette pour mixer la sortie casque de l’enregistreur de Godzill’Art avec la sortie casque de mon métronome. La solution :  le Rolls MX22s, petit, redoutablement simple et efficace.

Rolls MX22s

Première bonne surprise au déballage, le fabricant a adopté un packaging carton au lieu du packaging plastique dur. 

Rolls MXs

Rolls MXs

J’ai déjà utilisé le Rolls PM55 Personal Monitor pour mes retours en intra-auriculaire et je savais que Rolls fabrique pas mal de petits outils bien pratiques pour mixer diverses sources. Et j’ai déniché le Rolls MX22s, une mixette avec deux entrées, une en minijack, l’autre en RCA (une sortie RCA qui ne servira sans doute pas). On peut la commuter en mono ou en stéréo avec un petit jumper sur le côté. Je préfère des jacks, mais ce sera pour le monitoring au casque, ça fera l’affaire. Je pense que je pourrais lui trouver d’autres usages (monitorer deux prises de son caméra par ex).

Rolls MX22s

Rolls MX22s

La tension de 15Volts m’embête un peu, j’aurais aimé pouvoir l’alimenter via un transfo de pédalier bien stable et isolé. Reste à voir si le petit transfo ne sera pas la source d’une petite ronflette, mais ce n’était pas le cas avec mon PM55, je ne vois pas pourquoi ça le serait. 

Rolls MX22s

Rolls MX22s

Rolls MX22s

Rolls MX22s

La construction est solide avec un côté “brut” qui me plaît. Le Rolls MX22s pèse son poids. C’est marrant comme le poids est une sorte d’indicateur inconscient de durabilité, de qualité et de fiabilité. Dommage que ça ne semble pas s’appliquer aux humains, ça m’arrangerait.

Planchette Gravity MA TRAY 2

Une petite planchette à fixer au pied du micro me permettra de stocker le métronome, le Rolls MX22s et mes onglets à portée de main.

Gravity MA TRAY 2

Gravity MA TRAY 2

Gravity MA TRAY 2

Gravity MA TRAY 2

Godzill’art est limité

J’ai ajouté un Limiteur à mon rack pour soulager mon compresseur de la gestion des crêtes les plus extrèmes. C’est le ART PWM Dual Limiter qui vient en insert après le préampli et avant le compressur.

ART PWM DUAL LIMITER (image : art pro audio)

ART PWM DUAL LIMITER (image : art pro audio)

Ça devrait me permettre de rendre le tout plus transparent. J’en ai profité pour remettre tous mes réglages à zéro pour recommencer d’une page blanche.

Et peut être qu’un jour j’arrêterais de réfléchir au matos qui me manque pour m’enregistrer avec ce que j’ai. Parce que le problème n’est sans doute pas la chaise,  mais celui qui est dessus.

UPDATE : et voilà …

Le bilan (non musical) de 2020

Voilà, le moment est venu de faire le bilan de l’année 2020. Niveau musical, compte tenu des circonstances, il ne s’est pas passé grand chose, en dehors de quelques livestreams via Facebook qui m’ont permis de découvrir une autre relation avec mon public. Cela m’a également permis d’explorer les défis et les solutions techniques spécifiques à ce format de diffusion.

En début d’année, il y a eu ce Workshop “Fingerpicking” au CC Dison que j’espère pouvoir réitérer un jour, tout comme je ne désespère pas de pouvoir donner des cours, en cassant les pieds aux gens sur l’utilisation des bons doigts pour les bonnes notes, quand la situation sanitaire le permettra.

La Sabam a eu l’excellente idée de prévoir une rémunération pour les livestreams diffusés pendant le confinement. J’ai été quelque peu déçu par le montant par rapport à mes calculs. Renseignements pris, la rémunération ne concernait que mes compositions, pas les reprises qui ont constitué la moitié de la durée des live. Ca m’apprendra à être honnête dans mes déclarations aussi. C’est logique dans le fond. Évidemment pour ceux qui ont opté pour un format d’une reprise par jour ou par semaine, il n’y aura pas eu de bonne surprise fin 2020.

J’ai eu la surprise de voir revenir des commentaires sur ce site. Les dernières années, les commentaires sous les articles se faisaient rares. Je pensais que cette année serait la fin de la courbe croissante des visiteurs de mon site mais ce ne fut pas le cas, avec plus de 92.000 visiteurs uniques, la croissance continue à un rythme qui me permet d’espérer atteindre les 100.000 d’ici un an ou deux. Ce serait un bel objectif pour mon site de niche. En tout cas ce résultat est de nature à me motiver à continuer à écrire.

Statistiques du site 2020

Statistiques du site 2020

L’année 2020 m’aura finalement pesé plus musicalement que professionnellement. Je suis en télétravail permanent, sans perte financière, cette situation est somme toute “confortable”. Trop confortable ? Je n’avais pas très faim musicalement en cette fin d’année, peu de répéts et pas mal de découragement par rapport à l’absence de perspectives de concerts. 

Les travaux d’enregistrements ont pris du retard, faute de chauffage dans le studio. Une grosse bulle d’air empêchait l’eau d’atteindre le radiateur, malgré les purges régulières. Il a fallu sortir un bon gros seau d’eau pour en venir à bout. Je vais m’y remettre, avec quelques améliorations à venir pour mon rack d’enregistrement.

Certains voudraient revenir au monde d’avant 2020. Je me demande si je n’en voudrais pas un autre, parce que c’est celui d’avant qui nous a mené où nous en sommes arrivés.

En route vers 2021.

2020 - 2021

2020 – 2021

Les Shure SE425 face aux SE215, duel d’IEMs

Je reviens sur la question des moniteurs intra-auriculaires (ou IEM in-ear monitors) avec une comparaison entre les Shure SE425 que ma Lovely Roadie vient de m’offrir pour Noël, et les SE215 que j’utilise actuellement. Pour les in-ears Shure, la version translucide qui montre les entrailles des écouteurs est de loin ma préférée, à la fois plus discrète et plus satisfaisante pour un technophile comme moi.

Shure SE425

Shure SE425

Les Shure SE315, l’éléphant dans le couloir

Entre les Shure SE425 et les Shure SE215, premier prix se trouve un autre candidat : les SE 315 fort semblables en apparence aux SE215. Pourquoi ne pas en parler ?

Dans mon contexte musical, je considère les SE315 comme une alternative de couleur sonore au SE215 plus qu’un upgrade en qualité. Pourtant les SE315 offrent une meilleure isolation par rapport au bruit extérieur, soit 18 dB au lieu de 15 dB pour les SE215. Une meilleure précision dans les basses (“Tuned BassPort” – Bass HD) grâce à une construction différente.

La sensibilité et l’indépendance penchent également en faveur des SE315 avec 116dB/27 contre 107dB/20 27 Ohms. Une plage de fréquence de 22-18.5k Hz contre 22-17.5k Hz. En accord avec ces spécifications, certains désignent les SE315 comme les in-ears parfaits pour les DJ.  Mais tout comme les SE215, les SE315 ne présentent qu’un seul transducteur pour couvrir tout le champ sonore. Cela va immanquablement limiter la finesse du rendu.

Personnellement, je n’écoute pas de musique trop basseuse et j’utilise les in-ears pour protéger mes oreilles plus que pour y pousser plus de dB par mm². Je suis plus à la recherche d’air et de précision.

Il y a quoi dans la boîte des Shure SE425 ?

L’emballage contient les écouteurs et leur câble, une pochette de rangement, des embouts variés, un adaptateur jack-mini-jack. On y trouve également un petit outil pour curer le tube des écouteurs. 

J’ai remplacé les embouts “olives noires” par la paire en mousse jaune qui était fournie avec les Shure SE425. Elles mettent un peu plus de temps à reprendre leur forme, mais la densité de mousse et l’effet d’isolation sont plus marqués. Il faudra aussi que je teste les embouts en silicone “à volants” qui s’insèrent plus profondément dans le canal de l’oreille. L’isolation est très bonne, mais ils ont tendance à me faire transpirer.

La pochette des Shure E425 est un peu plus classe et plus grande que celle des SE215. 

Mais il me manque un compartiment pour glisser les accessoires. Ceux-ci risquent de tomber quand on ouvre la pochette. Évidemment, il n’est pas courant de vouloir emporter les embouts de rechange avec soi, mais l’adaptateur mini-jack peut s’avérer utile. Le meilleur moyen pour ne pas le perdre sera de l’enficher au bout du câble.

On retrouve le câble gris renforcé de Kevlar. Ce câble est solide et semble prêt à résister à tous les abus. Mais il m’agace. Il est un peu raide, et se tortille toujours dans un sens ou l’autre. En revanche, la forme un peu aplatie des écouteurs les place bien à l’aise au fond du pavillon de l’oreille.

Et le son ?

La question principale reste évidemment de savoir comment ça sonne. Le son est fortement influencé par l’ajustement des écouteurs dans le canal de l’oreille. Surtout au niveau des basses. Sans un bon effet de “bouchon”, les basses vont sonner maigrelettes et les aiguës aigrelettes. Je pense qu’une bonne partie des critiques négatives envers les in-ears Shure viennent d’un mauvais ajustement. L’autre partie vient de leur son caractéristique, pas si neutre, sans mettre d’emphase sur un registre particulier à part les voix.  Un son qui ne conviendra pas à tous les styles et à tous les goûts. Il me semble que pour la musique classique, les cordes et orgues seront un peu courtes sur la plupart des in-ears, surtout comparé avec mes écouteurs AKG MK702. Mais ce serait comparer des pommes et des poires. Le jazz en revanche profite bien des détails supplémentaires avec des pianos et des basses bien nets.

Sur papier, les SE425 ont une plage de fréquence plus large de 20 Hz à 19 kHz (22 Hz à 17 kHz pour les SE215, bien qu’à mon âge, cette différence soit sans doute anecdotique). Ils ont une atténuation jusqu’à 37 dB et une impédance de 22 Ohms. Cette atténuation très forte les rend dangereux à utiliser sur la voie publique.

Shure SE425

Shure SE425

La présence d’un second transducteur se ressent immédiatement. Les basses et le bas médium qui ne dépendent plus de la vitesse de réaction d’un seul transducteur sont propres et bien détaillés. Contrairement aux SE215, les basses débordent moins vers le bas médium. Les voix et les instruments acoustiques sont placés “en haut au centre”, posés sur un socle sonore d’autres instruments bien isolés. La perception de l’espace sonore est bluffante, surtout pour des in-ears. Il y a ‘plus d’air’ entre les instruments. Le son dans l’ensemble est plus précis et moins fatiguant.

Conclusion

C’est exactement l’effet que je cherchais. Ça vaut un 8/10 sur mon échelle de piments.

Les Shure SE425 existent en version Bluetooth avec télécommande, mais je pense qu’il existe des meilleures solutions en BT. Le rapport qualité/prix des SE215 reste très bon pour une écoute quotidienne. Si vous les achetez via le lien de parrainage Amazon ci-dessous, ça aidera mon site à exister.